Ethique et bientraitance

Si l’on conçoit l’éthique comme étant « la visée d’une vie bonne avec et pour les autres dans des institutions justes » (Paul Ricoeur), on perçoit les liens pouvant unir éthique et bientraitance.

La bientraitance est un processus vivant, qui s’incarne de multiples manières si bien que nous considérons, dans notre établissement, que beaucoup de situations du quotidien rencontrées au cours de nos journées de travail participent de cette bientraitance « en action » que nous nous efforçons de faire vivre quotidiennement.

 

La bientraitance en pratique

Au quotidien, l’ensemble des professionnels veille à proposer un accompagnement respectueux des personnes, qui prend en compte leurs capacités, leurs choix et leurs préférences comme il a été vu précédemment, à l’entrée d’un résident où l’on vérifie si l’établissement convient ou non, et s’il est consentant ou non pour cette possible admission.

 

Ainsi, lorsqu’un résident refuse par exemple de faire sa toilette lors du passage du soignant, la toilette n’est pas imposée mais reportée à un autre moment de la journée. La personne, lorsqu’elle a la capacité de choisir sa tenue, est systématiquement interrogée sur ses préférences. A défaut, il est demandé à la famille ou aux proches quels étaient les goûts de la personne en matière d’habillement.

 

Face aux situations rencontrées, il n’est pas appliqué de solutions uniformes mais chacun est amené à s’interroger sur la demande, le besoin et le problème du résident de manière à le satisfaire au mieux, en fonction des contraintes et des possibilités de l’établissement. C’est souvent une solution au cas par cas qui est trouvée, preuve de la créativité des soignants, toujours prise en compte et aussi respectée. Il existe également d’autres instances et d’autres temps institutionnels lors desquels cette notion de bientraitance est travaillée.

 
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Le comité de "bientraitance"

Il est composé d’une équipe restreinte de membres permanents : médecin coordonnateur, surveillante générale, infirmières et psychologue. Ils participent à toutes les réunions du comité et peuvent tout au long de l’année recenser les questions des équipes et les transmettre au comité. Par ailleurs, ce comité est composé de membres temporaires : aides-soignantes du Pôle Soins et soignants de cantous.


Le comité se réunit quatre fois par trimestre pour mener une réflexion sur les meilleures façons d’accompagner les personnes vulnérables. Les thèmes sont variés. Citons par exemple : la vie privée et intime des résidents, les relations familles soignants, les troubles du comportement, comment communiquer avec les personnes.


Par ce comité « bientraitance », l’établissement s’engage à donner corps aux questionnements éthiques et à faire vivre cette notion de bientraitance dans le fonctionnement institutionnel même.